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François

Noisy-Le-Sec

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François

« Il y a une petite dame qui vit seule avec deux enfants. C’est une dame très bien. Elle travaille dans le ménage et se lève tôt le matin pour être à 6 heures à la Défense. Alors un de ses petits vient nous voir de temps en temps quand il a besoin d’un coup de pouce sur ses cours.

 

 

 

J’attire aussi parfois l’attention de certains parents. Il y a un petit de 12 -13 ans, j’ai dit à son père : “ Monsieur attendez, votre petit je le vois à 11 heures du soir et je peux vous dire que c’est pas terrible. ” Il m’a remercié et maintenant quand il fait un tour, hop ! il rentre avec son fils.

 

Il faut savoir faire passer un petit message sans pour autant s’imposer. J’essaie, juste pour voir, si jamais il y a une possibilité. En général, je sais avec qui je peux avoir un petit mot ou pas. Ça pour moi, c’est le côté social du rôle du gardien. »

 

François est né au Portugal. Quand son père meurt alors qu’il a trois ans, son grand-père prend le relais : « Avec lui c’était toujours le regard. Jamais une baffe, toujours des mots. Le respect. Il exprimait aussi le quotidien, les besoins et les difficultés : on avait pas d’argent, on n’achetait pas. Il était fermier et il achetait seulement de la qualité. J’ai trouvé que c’était très important et je l’ai transmis à mes enfants. […]

 

Aujourd’hui, c’est un peu moi le papy ici et j’ai toujours aimé les enfants. Alors leur permettre de développer quelque chose par eux-mêmes, je trouve ça très intéressant. Dans la salle de jeunesse, une association est venue par l’intermédiaire de La Sablière pour proposer aux enfants d’apprendre à monter un petit robot, ils ont tous répondu oui. Une autre association aide les enfants à réparer leurs vélos ; même si la plupart n’en ont pas, le principe est bon. Ce sont des choses concrètes qui permettent aux enfants d’évoluer. » 

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