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Reprendre goût au collectif et lui donner du sens

13 mai 2020 | À propos

 

Reprendre goût au collectif et lui donner du sens

Comment continuer à engager ses équipes à distance ? Comment les préparer au retour physique au travail ? Comment faire tomber les barrières de peur, le stress ?

 

Christine Boulanger propose une solution aux antipodes de la « reprise en main » par la mise sous pression : la motivation des équipes par la reconnaissance et le dialogue.

 

 

Reprendre goût au collectif et lui donner du sens

 

Étrangement, j’ai rencontré beaucoup de gens depuis le début du confinement. Psychologues, enseignants, DRH, militaires… Nous nous rencontrons en ligne, chacun·e chez soi, autour d’un café. Je les regarde et les écoute parler de leur métier, de leur manière de gérer le présent et de penser « l’après ».

 

La crise que nous traversons nous pousse à repenser notre métier, notre vision du travail, de l’entreprise, du « bureau », nos manières d’être ensemble, de faire équipe, de faire société. Mon métier à moi, c’est créer la rencontre, impulser le dialogue, cultiver l’attention à l’autre. Cette distanciation physique imposée m’a obligée à réfléchir.

 

J’ai commencé par « ranger » les grandes questions soulevées lors de ces discussions informelles en ligne.

 

D’abord, il y a la question de l’utilité. Ne laisser personne sur la touche est capital pour éviter un impact sur les individus et le collectif. Je repense au propos d’un DRH lors d’une de nos conversations : « Si les collaborateurs n’ont pas le sentiment d’être entendus et reconnus, ce qui va s’écrouler, c’est le leadership ». Comment continuer à engager ses équipes à distance ?

 

Il y a aussi la question de l’énergie et de sa gestion. Comment on reste debout ? Comment préparer ses équipes au retour physique au travail ? Peut-être en créant de nouveaux rituels pour donner une autre couleur à cette rentrée si particulière qui finira bien par arriver. Il s’agit alors de lui donner du sens, d’apporter quelque chose en plus, qui nous aurait manqué si nous n’étions pas revenu·es au bureau. Se donner une chance de se rencontrer, d’échanger, de se retrouver.

 

Il y a enfin cette idée de ne pas éviter les sujets sensiblesComment dire « au revoir » ? À un proche ou un collaborateur dans les pires cas, mais aussi à un métier tel que nous le faisions, à un secteur tel que nous le connaissions. Même si la « continuité » est sur toutes les lèvres, nous avons bel et bien vécu une rupture. Se souvenir, rendre hommage, s’inspirer de ce que nous avons vécu pour inventer ce qui vient.

 

Cela a fait écho au premier portrait que j’ai réalisé à distance il y a quelques jours. Celui de Georgette, agente d’accompagnement auprès des aides soignant·es dans un EHPAD à Paris. Ce que j’en garde, c’est l’idée qu’il faut tenter de s’approprier cette nouvelle réalité, ces nouvelles émotions et surtout ne pas chercher à les éviter.

 

Finalement, même avec la médiation de l’écran, nous pouvons continuer à créer des liens, continuer à s’écouter, se regarder, se rencontrerComment faire tomber les barrières de peur, les automatismes de protection, le stress ? Peut-être comme cela, en (se) faisant face, ensemble ?

 

La question de l’utilité, je me la pose moi aussi. Comment puis-je contribuer ?

 

J’ai eu une idée : accompagner les entreprises et les territoires dans le déconfinement progressif pour dessiner une nouvelle culture du collectif.

 

À très bientôt,

 

Christine

 

 

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